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Je suis loin davoir lu tous les livres dun écrivain aussi passionnant que fécond et dans les Mots... dits sur son Moïse, jai parlé de plus de cent ouvrages à mettre à son actif depuis la publication de sa thèse de doctorat. Disons quen nous partageant la tâche, plusieurs amis et moi-même en avons lu... quelques uns. Vous allez sourire si je vous révèle que Samedi dernier jai emporté à mon club de scrabble et pour les prêter à Jean-François les livres de Chouraqui que je possède, entre autres LAmour fort comme la Mort, son autobiographie, Moïse, Les Dix Commandements. Aujourdhui, le Coran... Lui, en revanche, ne ma pas apporté les vingt six volumes de la Bible hébraïque et le Nouveau Testament avec lesquels il a grandi sous le regard ému de son père médecin, anticlérical et athée farouche, mais Voyage au bout de la Nuit car il ma déclaré que je ne pouvais pas mourir idiote !
Le livre-testament de Chouraqui synthétise, selon les paroles mêmes de lécrivain, sa pensée à partir des étapes principales de sa vie [1]. Ayant assimilé mieux que personne les paroles et les actes des prophètes au côté desquels il a cheminé durant sa vie déjà longue, il est devenu en quelque sorte lun dentre eux et, à sa manière, après avoir découvert la réalité de chaque psaume de la bible, de chaque verset des évangiles, de chaque sourate du coran, il tient à nous dire une dernière fois [2] que les enseignements qui nous sont révélés dans les Ecrits sont plus que jamais dactualité [3].
Dans un premier temps, Chouraqui retrace le périple dIsraël depuis le moment où Dieu choisit Abraham pour aller en terre promise juquà la conquête de Jérusalem par Pompée et les Romains qui marque la fin de son indépendance. La révolte des Hébreux contre les envahisseurs qui occasionna le massacre, selon Tacite, de cinq cent cinquante mille dentre eux, dun million selon Flavius Josèphe, et dun million et demi selon les sources hébraïques, marqua le début de la diaspora. Un autre plus terrible encore provoqua, sans quils y fussent véritablement préparés, le retour des hébreux en Israël.
Ce retour fut suivi du conflit arabo-israélien que lauteur juge paradoxal vu les trois millénaires de cohabitation pacifique entre les Arabes et les Juifs et la fécondité des relations entre ces peuples sémites [4]. Cest, selon Chouraqui, le XVIème siècle qui vit la décadence des peuples musulmans et la ruine du monde juif établi en terre dIslam. Les Arabes se heurtent aux méfaits du colonialisme à lheure même où les Juifs doivent à peu près partout faire front devant le déchaînement de lantisémitisme" [5]. Je crois quen quelques lignes, après avoir montré la renaissance du monde juif et du monde arabe avec la Révolution française, la coïncidence de la Nahda arabe et de la Haskalah juive [6], le parallèle à établir entre le sionisme qui tend à utiliser sur le plan politique les forces spirituelles du judaïsme et larabisme celles de lIslam [7], lécrivain dépeint parfaitement les origines du conflit actuel dûes, non pas à larrivée des premiers sionistes en Palestine où ils furent bien accueillis en général par la population arabe, se heurtant bien sûr aux janissaires autant que les autochtones, mais en grande partie à lattitude du gouvernement britannique [8] qui joua sur deux tableaux [9] en préconisant dune part linstallation dun foyer juif en palestine [10] et dautre part en envoyant le lieutenant Lawrence à la rencontre des chefs de tribus arabes pour leur demander de lutter à ses côtés contre les Turcs Ottomans [11].
En ce qui concerne les rapports entre les Chrétiens et les Juifs, il ne semble pas possible de parler de symbiose comme il en a été question entre les Arabes et les Juifs. Cest par André Chouraqui que jai appris lexistence de Méliton, un évêque de Sardes, qui a déclaré dans un sermon (vers 160-170 de notre ère): Dieu a été assassiné, le roi dIsraël a été tué par la main des juifs, ouvrant ainsi la porte à deux mille ans dantijudaïsme. Cest également par lui que mest apparu plus réel Jésus Iéshoua qui vécut comme un Juif pieux, accomplissant ses mitsvot (commandements), vivant de la Tora, obéissant aux rites de sa vie à sa mort [12]. Il est bien entendu difficile de commenter la vie terrestre de Jésus, étant donné que les sources de lhistoire de son époque sont rares, lacunaires et problématiques, une des raisons sans doute pour lesquelles je me suis toujours dit quavec le Judaïsme nous avions la Bible comme référence, quavec lIslam nous nous trouvions face à une religion révélée historique et retranscrite sinon par Mohammed mais en tout cas par ses adeptes de son vivant mais quavec le Christianisme, nous navions rien de tel pour conforter nos croyances.
Alors Chouraqui est intervenu pour me raconter Paul que je ne portais pas spécialement dans mon coeur et quil ma fait apparaître comme un Juif aussi pieux que Jésus et qui sut faire de lhistoire de son peuple le fondement de sa pensée théologique [13]. Ceci dit, il nen demeure pas moins quen dépit de Jésus et de Paul et grâce à des hommes tels que Méliton, évêque de Sardes, la haine judéo-chrétienne ou plutôt la haine des chrétiens contre les juifs na fait que grandir avec la bénédiction de lEglise à tous les niveaux et ce, il faut bien le dire, jusquà Jean XXIII et surtout Jean-Paul II [14] : Unis au même Dieu nous devrions parler le même langage: celui de lamour réciproque dans lAlliance. Dans cette humilité, reconsidérons les griefs que nous avons les uns contre les autres, pour mieux nous en débarrasser une fois pour toutes. Seul contre notre âtre commun: le feu de lAlliance. [15]
A ce stade du livre, lauteur nous a livré ses observations sur les rapports judéo-arabes et sur les rapports judéo-chrétiens. Si lon devait compter en termes dannées ou de siècles, il serait aisé de sapercevoir que les liens entre les Arabes et les Juifs ont été plus convaincants que ceux entre les Chrétiens et les mêmes Juifs. André Chouraqui nous donne alors une explication quant aux dissensions entre les tenants des trois religions révélées dues selon lui à la main-mise qua exercé lOccident sur la Bible et le Coran. Il va même jusquà dire, ce qui peut paraître incroyable, far-fetched comme disent nos amis anglo-saxons: la difficile mondialisation que nous vivons de nos jours a commencé à Alexandrie par la traduction de la Bible hébraïque en grec par les Septante... cétait la première oeuvre littéraire traduite dune langue dans une autre, dhébreu en grec.... Et après le grec, le latin. La Vulgate de St Jérôme ouvrait le message au plus grand nombre [16]. Il ajoute: Ladage dit Traduttore, traditore, le traducteur trahit [17]. Il en a été de même pour le Coran qui ne se conçoit quen arabe dans toutes les mosquées du monde mais qui a été traduit dans toutes les langues pour permettre au monde non arabophone de connaître son contenu. Les métraductions ont participé aux fantasmes collectifs propres à la diabolisation de la religion dautrui [18]. Là, je crois quil nest pas nécessaire de commenter. Cela semble tellement évident.
Ainsi puis-je maintenant poser la question à mille euros car je sais quAndré Chouraqui va me donner la réponse : luniversalité peut-elle coïncider avec la modernité ? Oui, me dit-il, puisque les Dix Paroles existent. Elles sont des recettes de vie, des préceptes à agir... Il a fallu trois mille ans pour que lhumanité arrive à un point où la plupart des principes du Décalogue sont intégrés par les appareils législatifs et judiciaires, aux niveaux national et international. [19] Je sais évidemment car lautobiographie de Chouraqui mest familière que le rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de lHomme, René Cassin, la comparait au Décalogue. Pour autant les hommes dans leur ensemble, toutes religions confondues, sont-ils prêts à respecter ces commandements, ceux du Décalogue comme ceux de la Déclaration Universelle? Les terribles évènements actuels comme ceux dhier, comme ceux dautrefois, me laissent perplexe face au manque évident de coopération des différentes communautés humaines. Comme le pense Chouraqui citant Heidegger pour étayer sa thèse: il y a dichotomie entre une pensée et lincapacité dramatique à lappliquer. [20]
Cette impossibilité de respecter les commandements quels quils soient a
été bien évidemment exacerbée par lémergence des fondamentalismes qui ont
interprété les Livres dune manière scandaleuse. Ils nont pas hésité à mobiliser
leur Dieu, juif, chrétien, musulman ou autre, à la rescousse de leurs intérêts
et de leur haine. [21] Lauteur, dans
son souci légitime de montrer que les commandements sont aussi valables aujourdhui
quhier trouve des exemples contemporains pour illustrer sa thèse. Sans vouloir
les citer tous mais en constatant que tous sont valables aujourdhui (Tu
ne tueras point, Glorifie ton père et ta mère, Tu ne voleras pas, Tu aimeras
ton prochain comme toi-même...) je choisis les tragiques conséquences
de ce non respect des commandements vis-à-vis de la Terre nourricière si indispensable
à lhomme quil doit lui laisser le temps de respirer, de se reposer comme
il devrait se reposer lui-même :
Souviens-toi du jour du Shabbat (...)
Tu travailleras six jours (...) Le septième jour, (...) tu ne feras aucun
ouvrage (...) [22].
Les commandements qui ont constitué une alliance entre Dieu et lhumanité seraient, selon Chouraqui, en forme de pyramide, le bas de la pyramide étant lalliance entre Dieu et Adam et Eve, le haut lultime Alliance, lAlliance messianique qui couronnera cet édifice par le salut de lhumanité entière. Dans ce bel édifice, je retrouve les tenants des trois religions révélées et je ne peux bien sûr que souhaiter cette symbiose des temps messianiques en espérant même que nous naurons pas besoin dattendre jusque là pour quelle se réalise. Cependant je pose la question: est-il possible de parler de lhumanité entière quand sont occultés non seulement les adeptes des autres religions du monde, hindouïstes, bouddhistes, mazdéistes, animistes... mais tous les athées, les agnostiques...qui représentent plusieurs milliards dindividus?
André Chouraqui vient me sauver du doute presque aussitôt, il a entendu ma question, mon appel (quelle fatuité de ma part !). Dans son avant-dernier chapitre, après avoir parlé de son implication avec le roi du Maroc Hassan II et Anouar el-Sadate dans la tentative de réconciliation entre les Musulmans et les Juifs que Theodor Herzl avait appelé de toutes ses forces, il écrit :
Lavenir religieux de lhumanité passe par une relation harmonieuse entre les théories impersonnelles de lOrient et le personnalisme des juifs, des chrétiens et des musulmans. Les peuples de lAsie Orientale pourraient sallier avec les religions abrahamiques annonciatrices de lEtre essentiel en tant quEtre matriciel et créateur. De leur côté, les fils dAbraham, au contact de leur frères indiens, tibétains ou chinois, pourraient accéder à une vision plus transcendantale et plus pure de lEtre. Le patrimoine religieux de lhumanité ne se réduit pas aux deux pôles Orient et Occident. Chaque tradition religieuse peut apporter sa contribution à lémergence de lhomme nouveau: lanimisme africain peut enseigner le respect de la vie et des existences; le chamanisme sibérien ou amérindien est susceptible de révéler les possibilités insoupçonnées de notre psyché; le totémisme peut concrétiser lalliance avec le monde animal dont les fondements ont été donnés dans la Bible, mais dont lapplication pratique est assez négligée par les peuples du Livre. [23]La relation harmonieuse entre les tenants de toutes les croyances du monde donnera-t-elle naissance à lhomme nouveau dont parle André Chouraqui dans son dernier chapitre LUtopie de lHomme Nouveau où il rappelle quil a été lun de ceux qui ont inventé le mot matriciel comme attribut fondamental du Dieu créateur ? La reconnaissance de la femme comme légale de lhomme se fera-t-elle par la capacité de lhomme nouveau, et de la femme nouvelle, à souvrir à landrogynie? La bible ne nous enseigne-t-elle pas, dit Chouraqui que le premier être, Adam Kadmon, était androgyne... lamour étant la recherche de lunion et de lunité de ces deux complémentarités ? [24]
Ces questions existentielles et devrais-je dire super existentielles appellent quelques réponses car je suis bien sûre que lécrivain nattend pas de moi (quil lira ou ne lira pas) une apologie inconditionnelle. Si André Chouraqui a sans doute inventé le mot matriciel comme attribut fondamental du Dieu créateur (celui des trois religions révélées), le concept remonte à ce quil est convenu dappeler la plus haute antiquité païenne qui exista parallèlement à la première religion révélée. Je citerai pour illustrer mon propos deux exemples de lattribution par Zeus à lui-même des caractéristiques matricielles de la gestation féminine: celui de la naissance dAthéna et celui de la naissance de Dyonisos :
Zeus, le roi de lOlympe, prit dabord pour épouse Métis (la prudence) et elle fut enceinte dAthéna. Mais ayant appris que les enfants de Métis allaient le surpasser en sagesse et donc lui ravir l'empire du ciel, il lengloutit dans ses entrailles et introduisit lembryon dans son crâne. Pris de maux de tête, Il demanda à Héphaïstos de lui fendre la tête d'un coup de hache. Athéna sauta toute armée du crâne de son père en poussant des cris. Il va sans dire quAthéna resta vierge, Zeus évitant ainsi les risques dune descendance quil ne souhaitait pas.Ma deuxième remarque est la suivante: je conçois ce quil y a de fascinant dans la vision dune Utopie de lHomme Nouveau mais est-elle réalisable dans un avenir sinon proche du moins perceptible par notre imagination humaine? Je rappelle ici que lutopie est philosophiquement une société idéale mais imaginaire, telle que la conçoit et la décrit un auteur donné. Je pourrais trouver bien dautres définitions de lutopie mais cela prendrait des pages et des pages. Je me contenterai de celle donnée par Thomas More [25] à propos de son ouvrage LUtopie : "nulle part", un lieu qui nest dans aucun lieu, une présence absente, une réalité irréelle, un ailleurs nostalgique, une altérité sans identification. À ce nom sattache une série de paradoxes: Amaurote, la capitale de lîle, est une ville fantôme; son fleuve, Anhydris, un fleuve sans eau; son chef, Ademus, un prince sans peuple, ses habitants, les Alaopolites, des citoyens sans cité et leurs voisins, les Achoréens, des habitants sans pays. Cette prestidigitation philologique a pour dessein avoué dannoncer la plausibilité dun monde à lenvers et pour dessein latent de dénoncer la légitimité dun monde soi-disant à lendroit.Semele était fille de Cadmus et dHarmonie et la mère, par Zeus, du dieu Dyonisos. Zeus ayant couché secrètement avec Semele, Hera ne découvrit laffaire quune fois Semele enceinte. Décidée à se venger, Hera déguisée persuada Semele de demander à Zeus de venir à elle dans toute la splendeur avec laquelle il la visitait elle-même. Semele fit alors jurer à Zeus par le Styx quil lui accorderait cette faveur. Zeus vint alors à elle armée du tonnerre et des éclairs et Semele fut détruite. Zeus sauva lembryon des cendres de sa mère et le cousit dans sa cuisse où il demeura jusquà sa naissance.
Les remarques ci-dessous ont été faites par des amis athées auxquels jai parlé du Feu de LAlliance. Jacques ma dit : Un point me donne froid dans le dos : cette idée dandrogynie comme dépassement des différences entre les sexes. Dautant plus quelle sera sans doute parfaitement réalisable dans un avenir proche! Les manipulations génétiques qui nen sont encore quà leurs balbutiements mais qui progressent à une vitesse terrifiante vont permettre dans quelques décennies tout-au-plus de créer ce type dindividu androgyne quAndré Chouraqui appelle de ses voeux, et javoue que ça me fait peur. De même que me fait peur lidée que les manipulations génétiques permettent lémergence de différents types dhumains de plus en plus divergents, créés en fonction des besoins ou des désirs du moment. Mais au nom de quoi, justement, pourrais-je my opposer ? De quels principes ?"
Je crois personnellement quen dépit du souhait dandrogynie dAndré Chouraqui, il faudrait à lhomme Nouveau du génie pour entrevoir des sociétés autrement que patriarcales [26]. Elles lont été par la volonté de lhomme depuis lorigine des temps et les femmes des trois religions révélées, en tout cas, pour indispensables quelle aient été, ont surtout assumé la continuité en mettant au monde des enfants mâles, Eve, Sarah, Rebecca, Rachel, Lia, Marie, Fatima (Khadidja était trop âgée quand elle a épousé Mohammed pour concevoir). Yves avec lequel nous discutions du problème la situé dans notre monde contemporain où lon parle beaucoup de parité. Il ma fait remarquer que tous les pays dits démocratiques avaient deux chambres, lune comportant des représentants assez jeunes pour prendre des initiatives, lautre des membres assez mûrs pour entériner ces initiatives quand ils les jugeaient raisonnables. Les Etats-Unis ont la Chambre des Représentants et le Sénat, la Grande-Bretagne, la Chambre des Communes et la Chambre des Lords, la France lAssemblée Nationale et le Sénat... Voici lutopie quil ma proposée et qui ma semblé faire partie des utopies réalisables. Sans aller jusquà landrogynie, pourquoi ne pas concevoir que chaque chambre, plutôt que dêtre dominée par lâge le soit par le sexe: une chambre des hommes, une chambre des femmes, chacune prenant de lautre ce quelle a de meilleur à offrir pour le bien des citoyens. Il faudrait alors entrevoir dautres concepts pour le premier ministre, la formation de son cabinet et surtout pour le chef de lEtat. Lutopie qui me paraissait réalisable au niveau législatif commençait à poser problème au niveau exécutif. Mais là je nentrevois pas encore de solution et je dois marrêter en me disant quaprès tout cest peut-être André Chouraqui, lutopiste de lhomme nouveau, qui détient la clef de lénigme. Pourquoi ne pas y croire en ce premier jour de lannée 2002 où nous aurions bien besoin de nous ressourcer à la fois pour retrouver nos racines profondes et en découvrir de nouvelles dont nous ne soupçonnions pas lexistence, pour en quelque sorte unir hier à demain et entrer enfin dans le meilleur des mondes possibles?
Egoïstement et comme bouquet final, en hommage aussi à celle qui ma recueillie dans son Parnasse, je vous offre quelques phrases de Marie : Grâce à toi, Lise, nous avons eu hier soir une conversation passionnante. A partir de ta critique du dernier livre de Chouraqui, nous avons remonté les siècles, jusquaux mythes fondateurs, de lInde à lEgypte, en passant par la Grèce et la Mésopotamie. Tu sais que les mythes sont un dada que jenfourche dès que loccasion se présente. Il marrive même, éventuellement, daller faire un petit tour dans les Galaxies parce que je suis une passionnée dastronomie, surtout dastrophysique gràce à mon inspirateur, Hubert Reeves. Nest-ce pas tout ce qui importe en définitive, Jean, dintéresser les lecteurs ? Xavier est, je crois, de cet avis [27].